🇫🇷 FR | 🇬🇧 EN | 🇪🇸 ES | 🇩🇪 DE | 🇸🇦 AR | 🇺🇦 UK | 🇨🇳 ZH

Inspection sous-marine et subaquatique

SEMTEC réalise des inspections sous-marines exhaustives sur tout type d’ouvrage immergé : coque de navire, quais, palplanches, jetées, digues, prises d’eau, ouvrages d’art, écluses, pipelines et infrastructures offshore.

Nos plongeurs interviennent en plongée visuelle, instrumentale (magnétomètre, sonar à balayage latéral, sondeur multifaisceau, caméra HD) et photogrammétrique. Les rapports d’inspection sont conformes aux exigences classification (Bureau Veritas, Lloyd’s Register, DNV).

Inspection de coque

Contrôle visuel, mesure d’épaisseur par ultrasons, état de la protection cathodique, propulseurs, gouvernails.

Inspection d’ouvrage portuaire

Quais, palplanches, ducs d’Albe, ducs d’amarrage, défenses, échelles et structures béton immergées.

Inspection magnétométrique

Détection d’anomalies ferromagnétiques : UXO, ancres perdues, câbles, ferrailles.

Inspection sonar

Sonar à balayage latéral (SSS) et multifaisceau (MBES) pour la cartographie des fonds et la détection d’objets.

À lire aussi : inspection de quai et de rideau de palplanches — relevé visuel, mesures d'épaisseur résiduelle, protection cathodique et recherche d'affouillements.

À lire aussi : réparation de navire à flot — obturation de coque, remplacement d'anode, dégagement d'hélice et soudure sous-marine à quai ou au mouillage.

À lire aussi : conduites et câbles sous-marins — pose, ensouillage, protection, inspection et réparation de conduites immergées et de câbles sous-marins.

Inspection subaquatique : rivières, lacs, barrages et ouvrages d'eau douce

L'inspection subaquatique désigne l'examen sous l'eau des ouvrages immergés, en mer comme en eau douce : piles et culées de ponts, écluses, barrages, prises d'eau, ouvrages de restitution, réservoirs, canaux et émissaires. Les termes « inspection sous-marine » et « inspection subaquatique » recouvrent la même prestation ; le second est d'usage courant pour les ouvrages fluviaux et hydrauliques.

En rivière et en retenue, l'inspection est contrainte par le courant, la turbidité, les débits d'exploitation et la présence de sédiments. Elle comprend l'examen visuel et vidéo, la recherche d'affouillements au pied des appuis, le relevé des fissures, épaufrures et armatures apparentes, le contrôle des vannes, grilles et batardeaux, et, si besoin, des mesures d'épaisseur et des relevés bathymétriques. Les résultats sont restitués dans un rapport d'état exploitable pour la surveillance des ouvrages d'art et des ouvrages hydrauliques.

Lorsque l'inspection révèle des désordres, SEMTEC réalise la réparation sous-marine correspondante : reprise de béton immergé, colmatage, renforcement, remplacement de pièces. Voir aussi travaux fluviaux, barrages, écluses et ponts.

Ce que recouvre une inspection sous-marine

Une inspection sous-marine a pour objet d'établir l'état réel de la partie immergée d'un ouvrage ou d'un navire, là où aucun contrôle depuis la surface ne peut renseigner. Elle répond à une question simple et à fort enjeu : la structure est-elle apte à poursuivre son exploitation, et à quelles conditions ? La réponse s'appuie sur un relevé factuel — désordres localisés, mesures instrumentales, médias référencés — et non sur une appréciation générale.

SEMTEC conduit ces inspections sur l'ensemble des ouvrages immergés : quais et rideaux de palplanches, digues et jetées, ducs d'Albe, écluses et ouvrages fluviaux, prises et rejets d'eau industriels, coques de navires, conduites et câbles sous-marins, fondations et infrastructures offshore. Les moyens sont adaptés à l'ouvrage et au contexte : plongée professionnelle, engin téléopéré, acquisition sonar et photogrammétrie sous-marine.

Inspection d'ouvrages portuaires et de génie civil immergé

Les ouvrages d'accostage et de protection concentrent les enjeux de sécurité les plus immédiats. Un rideau de palplanches perd de l'épaisseur par corrosion, avec une cinétique fortement accélérée dans la zone de marnage et au niveau de la zone dite de corrosion accélérée en eau de mer, généralement située juste sous le niveau de basse mer. Un affouillement en pied d'ouvrage réduit la butée du terrain et peut compromettre la stabilité d'ensemble sans aucun signe visible depuis le terre-plein.

L'inspection porte donc simultanément sur la structure et sur le terrain qui la soutient. Le relevé comprend l'examen visuel systématique par passes, le décapage ponctuel et la mesure d'épaisseur résiduelle par ultrasons, le contrôle de la protection cathodique — potentiel mesuré et état d'usure des anodes sacrificielles —, la recherche de fissures et d'éclatements sur les parties en béton, le contrôle des accessoires d'exploitation (bollards, défenses, échelles, anneaux) et le relevé bathymétrique du pied d'ouvrage pour caractériser les affouillements. Voir aussi notre page dédiée à l'inspection de quai et de rideau de palplanches.

Inspection de coque et contrôle de navire à flot

L'inspection de coque à flot évite l'immobilisation en cale sèche lorsque l'objectif est un constat d'état, une vérification après avarie ou un contrôle de propreté avant transit. Elle couvre l'examen de la carène et des œuvres vives, l'état du système anticorrosion et des anodes, le contrôle des appendices — safran, ligne d'arbre, hélice, propulseurs d'étrave, grilles de prises d'eau —, la recherche de déformations après talonnage ou contact, et la mesure d'épaisseur au contact lorsque l'état de la structure l'exige.

Lorsque le constat impose une action immédiate, l'intervention se poursuit sans changer d'équipe : obturation provisoire, dégagement d'hélice, remplacement d'anode ou soudure sous-marine. Ces opérations relèvent de notre activité de réparation de navire à flot et de soudure sous-marine.

Inspection de conduites, d'émissaires et de câbles sous-marins

Les conduites immergées — émissaires de rejet, conduites de prise d'eau, canalisations de transfert — et les liaisons câblées font l'objet d'une surveillance spécifique. L'inspection vise à vérifier la continuité de l'ensevelissement, à détecter les portées libres (spans) où la conduite n'est plus en appui continu sur le fond, à contrôler l'état des lestages, colliers, protections mécaniques et enrochements, à repérer les zones d'affouillement et de déplacement latéral et à contrôler l'état des raccordements et des ouvrages d'extrémité.

La méthode combine généralement un levé sonar et bathymétrique pour la reconnaissance de l'axe, un passage vidéo en suivi de ligne, et une intervention ciblée de plongeur ou de ROV sur les points singuliers. Ces opérations sont détaillées sur notre page conduites et câbles sous-marins.

Moyens d'inspection instrumentés et ROV

Le choix du moyen dépend de la profondeur, du courant, de la visibilité, de la surface à couvrir et du niveau de détail attendu. La plongée professionnelle reste le moyen de référence pour l'inspection de contact et l'intervention immédiate. L'engin téléopéré prend le relais dès que la profondeur, la durée d'exposition ou le risque rendent la plongée inadaptée.

La classification internationale des ROV établie par l'IMCA dans le code de pratique IMCA R 004 distingue notamment les engins d'observation pure (classe I), les engins d'observation équipés d'une charge utile instrumentale (classe II), les engins de travail dotés de bras manipulateurs (classe III), les engins remorqués ou chenillés (classe IV) et les prototypes ou engins à usage spécifique (classe V). Le dimensionnement d'une campagne d'inspection s'appuie sur cette classification pour définir l'engin, l'ombilical, le système de mise à l'eau et l'équipe associée.

L'acquisition instrumentale complète l'examen visuel : sonar à balayage latéral pour l'imagerie des fonds et la détection d'objets, sondeur multifaisceau pour la bathymétrie et le relevé morphologique, magnétométrie pour la détection d'anomalies ferromagnétiques, mesure d'épaisseur par ultrasons, et photogrammétrie sous-marine pour la restitution tridimensionnelle des ouvrages. Lorsque l'anomalie détectée relève d'une suspicion de munition immergée, le traitement bascule vers notre chaîne spécialisée de dépollution pyrotechnique subaquatique, en lien avec la société mère du groupe, DEMINETEC.

Cadre réglementaire et référentiels applicables

En France, toute intervention de travailleurs en milieu hyperbare relève du décret n° 2011-45 du 11 janvier 2011 et des arrêtés pris pour son application, dont l'arrêté du 30 octobre 2012 relatif aux travaux relevant de la mention B. Ce cadre impose la détention d'un certificat d'aptitude à l'hyperbarie adapté à la classe de profondeur, l'établissement d'un manuel de sécurité hyperbare, la présence des moyens de secours requis et la tenue d'un registre des interventions.

Pour les opérations conduites en environnement offshore ou pour les donneurs d'ordre appliquant des référentiels internationaux, les guides de l'IMCA constituent la référence pratique, notamment l'IMCA D 014 pour les pratiques de plongée offshore et l'IMCA D 023 pour l'inspection des systèmes et équipements de plongée. Les opérations sont conduites dans le cadre d'un système de management couvrant la qualité, la santé et la sécurité au travail et l'environnement, selon les principes des normes ISO 9001, ISO 45001 et ISO 14001.

Préparation d'une campagne d'inspection

La qualité d'une inspection se joue largement avant la mise à l'eau. La phase préparatoire réunit les plans de l'ouvrage et l'historique des interventions antérieures, l'analyse des conditions de site — marnage, courants, fenêtre d'étale, visibilité attendue, trafic —, la définition du maillage d'inspection et des points de mesure, l'analyse des risques et le plan de prévention, ainsi que la coordination avec l'autorité portuaire ou le gestionnaire pour les autorisations et les interruptions d'exploitation.

Le plan d'inspection fixe explicitement les critères de constat : ce qui est relevé, comment c'est coté, et selon quelle échelle de gravité. C'est cette formalisation préalable qui rend deux campagnes successives comparables et qui permet au gestionnaire de suivre l'évolution réelle de son patrimoine immergé dans le temps.

Questions fréquentes sur l'inspection sous-marine

Qu'est-ce qu'une inspection sous-marine ?

Une inspection sous-marine est un examen technique de la partie immergée d'un ouvrage ou d'un navire, réalisé par des scaphandriers professionnels ou par un engin téléopéré (ROV). Elle documente l'état réel de la structure sous l'eau : corrosion, fissuration, affouillement, perte d'épaisseur, état des protections anticorrosion, colmatage ou envasement. Elle produit un rapport horodaté et géoréférencé qui sert de base à une décision de maintenance, de réparation ou de mise en service.

Quelle est la différence entre une inspection par plongeur et une inspection par ROV ?

Le plongeur apporte la capacité tactile et l'intervention immédiate : il nettoie une zone, prend une mesure d'épaisseur par contact, pose un repère ou effectue une réparation légère dans la foulée. Le ROV apporte l'endurance, la profondeur et la sécurité : il travaille sans limite de durée d'exposition, dans des courants ou des profondeurs interdites à la plongée à l'air, et dans des espaces où le risque humain serait excessif. Sur un même chantier, les deux moyens sont souvent complémentaires : le ROV réalise le balayage général, le plongeur traite les points singuliers.

Quelle réglementation encadre l'inspection sous-marine en France ?

Les interventions en milieu hyperbare relèvent du décret n° 2011-45 du 11 janvier 2011 relatif à la protection des travailleurs intervenant en milieu hyperbare, complété par l'arrêté du 30 octobre 2012 qui définit les procédures et moyens de secours pour les travaux relevant de la mention B (travaux subaquatiques). Les intervenants doivent être titulaires d'un certificat d'aptitude à l'hyperbarie (CAH) de la classe correspondant à la profondeur d'intervention, et l'employeur doit établir un manuel de sécurité hyperbare.

À quelle fréquence inspecter un ouvrage portuaire ?

La périodicité dépend de la nature de l'ouvrage, de son âge, de son exposition et des enjeux de sécurité associés. La pratique courante distingue une surveillance de routine rapprochée, un examen détaillé périodique de la partie immergée, et des inspections exceptionnelles déclenchées par un événement : tempête, choc de navire, affouillement constaté, modification d'exploitation ou projet de renforcement. La stratégie retenue est définie avec le gestionnaire de l'ouvrage en fonction de son plan de gestion patrimoniale.

Qu'est-ce qu'une mesure d'épaisseur résiduelle par ultrasons ?

C'est une mesure non destructive de l'épaisseur de métal restante après corrosion, réalisée au contact au moyen d'une sonde à ultrasons. Elle s'applique aux rideaux de palplanches, aux coques de navires, aux pieux et aux conduites métalliques. Le point de mesure doit être préalablement décapé jusqu'au métal sain. Comparée à l'épaisseur d'origine, la mesure donne le taux de corrosion et permet d'estimer la durée de vie résiduelle de l'élément.

Quels livrables sont remis à l'issue d'une inspection ?

Le rapport d'inspection rassemble la méthodologie employée, les conditions d'intervention (visibilité, courant, marée, température), le relevé des désordres localisés et cotés, les mesures instrumentales, les médias vidéo et photographiques référencés, et une synthèse des anomalies hiérarchisées par gravité. Selon la commande, il peut être complété d'un modèle photogrammétrique, d'une cartographie sonar des fonds ou d'un avis technique sur les suites à donner.

SEMTEC intervient-elle uniquement sur les ports ?

Non. SEMTEC intervient sur l'ensemble des ouvrages immergés : infrastructures portuaires, génie civil immergé, ouvrages fluviaux et écluses, prises et rejets d'eau industriels, conduites et câbles sous-marins, ainsi que sur les installations offshore et les champs d'énergies marines renouvelables. L'inspection sous-marine est l'une des composantes d'une offre généraliste de travaux subaquatiques et hyperbares.

Besoin d'une inspection sur un ouvrage immergé ? SEMTEC, filiale travaux subaquatiques et hyperbares du groupe DEMINETEC, intervient sur l'ensemble du littoral français, en fluvial, en outre-mer et à l'international. Consultez nos travaux subaquatiques et hyperbares, nos qualifications ou contactez notre bureau d'études.

Tous nos travaux sous l'eau : scaphandriers professionnels · travaux offshore : pipelines, free spans, câbles, éolien en mer · nettoyage de coque et de carène à flot · travaux fluviaux, barrages, écluses et ponts · réparation sous-marine · lexique des travaux sous-marins.

A lire aussi : operations ROV et inspection telepilotee — classes IMCA, capteurs et livrables geo­references.

À lire aussi : opérations ROV et inspection sous-marine télépilotée — classification IMCA des engins, ombilical et gestion du cordon, positionnement acoustique, bras manipulateurs et livrables géoréférencés.

À lire aussi : génie civil immergé et réparation d'ouvrages sous l'eau — bétonnage immergé, comblement d'affouillements, ragréage, ancrages et pose d'éléments préfabriqués.