SEMTEC réalise des réparations sous-marines sur les ouvrages portuaires, fluviaux et maritimes, sur les conduites et câbles immergés et sur les navires à flot, par scaphandriers et, si besoin, avec l'appui de ROV. Reprise de béton immergé, renforcement d'aciers et de palplanches, soudure sous-marine, colmatage, manchons de réparation, chemisage de pieux, remplacement d'anodes : la réparation se fait sous l'eau, sans mise à sec, en limitant l'arrêt de l'exploitation.
Chaque réparation commence par une inspection sous-marine qui établit l'état réel de l'ouvrage. La méthode retenue dépend de ce diagnostic, des sollicitations et de la durée de vie attendue.
Réparation d'ouvrages portuaires et maritimes
Quais, murs de quai et rideaux de palplanches
La corrosion accélérée des aciers en zone de marnage et d'immersion, les chocs de navires et l'affouillement en pied sont les causes habituelles de dégradation. Les réparations courantes sont le renforcement par plaques soudées des zones affaiblies, l'obturation des perforations, la reprise des liernes et tirants accessibles, le comblement des vides par injection de coulis et la reconstitution des pieds affouillés. Voir aussi l'inspection de quais et de palplanches.
Pieux, ducs-d'albe et appontements
Les pieux métalliques et béton sont réparés par chemisage (coffrage permanent rempli de coulis ou de mortier), par renforcement soudé ou par reprise de béton dégradé. Les défenses, échelles et organes d'amarrage endommagés sont déposés et remplacés.
Digues, jetées et carapaces
Repositionnement de blocs, reprise de bétons de couronnement en pied, comblement de cavités et protection contre l'affouillement par enrochement, sacs de béton ou matelas.
Le détail des techniques de bétonnage sous l'eau est présenté sur la page génie civil immergé.
Réparation d'ouvrages fluviaux et hydrauliques
Écluses, barrages, prises d'eau et ouvrages de restitution subissent abrasion, cavitation et dégradation des bétons et des pièces métalliques. Les interventions comprennent la reprise des bétons de radier et de bajoyer, la réparation et l'étanchéité des vannes, des batardeaux et de leurs rainures, le remplacement de grilles et le colmatage de fuites. Elles sont souvent réalisées en courant ou en eau trouble, avec des contraintes d'exploitation fortes : voir travaux fluviaux et barrages.
Réparation de conduites, émissaires et câbles sous-marins
Fuites et défauts localisés
Les fuites, fissures et zones corrodées sont traitées par manchons ou colliers de réparation boulonnés, après dégagement, nettoyage et contrôle de la conduite. Le choix du manchon dépend du diamètre, du matériau, de la pression et du fluide transporté.
Portées libres et stabilisation
Les portées libres (free spans) sont recalées par sacs de coulis, supports ou matelas béton ; les tronçons exposés sont protégés par enrochement ou matelas. Les émissaires et prises d'eau en mer reçoivent les mêmes traitements, ainsi que le remplacement de diffuseurs et de clapets.
Voir canalisations, pipelines et câbles sous-marins et travaux offshore.
Réparation de navires à flot
Sans mise en cale sèche, les scaphandriers interviennent sur la coque, les appendices et les prises d'eau : obturation provisoire par batardeau ou patch, soudure de tôles, réparation de prises d'eau et de crépines, intervention sur hélices, safrans et propulseurs, remplacement d'anodes. Ces travaux sont décrits sur la page réparation de navire à flot ; l'entretien courant des œuvres vives sur la page nettoyage de coque et de carène.
Les techniques de réparation sous-marine
Soudure et découpage sous l'eau
Soudure humide à l'électrode enrobée pour les renforcements et réparations structurelles, soudure en habitat sec pour les assemblages exigeant une qualité proche de l'atelier, découpage oxy-arc ou mécanique pour déposer les éléments endommagés. Modes opératoires et soudeurs qualifiés selon AWS D3.6M : voir soudure sous-marine et soudure hyperbare.
Bétons, mortiers et coulis immergés
Béton coulé au tube plongeur ou pompé, mortiers et coulis anti-délavage, coffrages souples ou rigides, sacs de coulis. La mise en œuvre est continue pour éviter le délavage, et la qualité contrôlée par prélèvements et inspection après décoffrage.
Résines et produits de réparation
Résines époxydiques applicables sous l'eau pour le ragréage, l'étanchéité et la protection localisée, et produits de colmatage rapide pour les fuites.
Protection cathodique
Mesures de potentiel, remplacement d'anodes sacrificielles consommées, ajout d'anodes sur les structures sous-protégées, afin de stopper la corrosion qui a rendu la réparation nécessaire.
Déroulement d'une réparation sous-marine
1. Inspection et diagnostic : examen visuel et vidéo, mesures d'épaisseur, de potentiel et relevés dimensionnels, rapport d'état.
2. Choix de la méthode : avec le maître d'ouvrage ou son bureau d'études, en fonction de l'état, des sollicitations, de la durée de vie visée et des contraintes d'exploitation.
3. Préparation : mode opératoire, analyse de risques, plan de plongée, autorisations portuaires, et le cas échéant analyse du risque pyrotechnique avec DEMINETEC dans les zones susceptibles de contenir des munitions.
4. Exécution : nettoyage et préparation des surfaces, réparation, contrôles en cours de travaux.
5. Réception : inspection finale filmée, rapport de travaux avec photos et vidéos, recommandations de suivi.
Cadre réglementaire et qualification des intervenants
Les réparations sous l'eau sont des travaux en milieu hyperbare au sens des articles R.4461-1 et suivants du Code du travail (décret n° 2011-45). Les scaphandriers sont titulaires du certificat d'aptitude à l'hyperbarie (CAH) correspondant à la mention et à la classe de l'intervention, et les opérations sont conduites selon un manuel de sécurité hyperbare. Les termes techniques sont définis dans notre lexique des travaux sous-marins ; l'ensemble de nos métiers est présenté sur la page scaphandrier et travaux sous-marins.
Questions fréquentes sur la réparation sous-marine
Qu'est-ce qu'une réparation sous-marine ?
C'est la remise en état, réalisée sous l'eau, d'un ouvrage, d'une conduite ou d'un navire, sans mise à sec ni démontage : reprise de béton, renforcement d'acier, colmatage, remplacement de pièces, soudure, pose de manchons ou de chemisages. Elle est réalisée par des scaphandriers titulaires du certificat d'aptitude à l'hyperbarie, éventuellement assistés de ROV.
Peut-on souder sous l'eau de façon fiable ?
Oui. La soudure humide à l'électrode enrobée convient à de nombreuses réparations structurelles et provisoires ; la soudure en habitat sec, à pression ambiante, donne une qualité proche de la soudure en atelier. Les modes opératoires et les soudeurs sont qualifiés selon la norme AWS D3.6M, qui définit les classes de soudures sous-marines.
Comment répare-t-on un quai ou un rideau de palplanches corrodé ?
Après inspection et mesures d'épaisseur, les zones affaiblies sont renforcées par plaques soudées, les perforations obturées et, selon le cas, la paroi est protégée par chemisage, béton ou protection cathodique. Les vides derrière le rideau peuvent être comblés par injection de coulis. La méthode dépend du diagnostic et de la note de calcul de l'ouvrage.
Comment réparer une conduite ou un émissaire sous-marin sans l'arrêter longtemps ?
Les fuites et défauts localisés se traitent par manchons ou colliers de réparation boulonnés, posés par scaphandriers après nettoyage et contrôle de la zone. Les portées libres sont recalées par sacs de coulis ou supports, et les tronçons exposés protégés par matelas béton ou enrochement.
Une réparation sous-marine nécessite-t-elle une étude préalable ?
Toujours une inspection, et souvent un calcul. On ne choisit pas entre plaque soudée, chemisage, béton immergé ou manchon sans connaître l'état réel de l'ouvrage, les sollicitations et la durée de vie attendue. L'inspection sous-marine est donc la première étape de toute réparation.
Quels sont les cadres réglementaires des travaux de réparation sous-marine ?
Les interventions en milieu hyperbare relèvent des articles R.4461-1 et suivants du Code du travail, issus du décret n° 2011-45 : les scaphandriers sont titulaires du certificat d'aptitude à l'hyperbarie mention A (travaux hyperbares) et de la classe correspondant à la profondeur. En zone susceptible de contenir des munitions, une analyse du risque pyrotechnique précède les travaux.
Pour une demande de réparation sous-marine, contactez SEMTEC : 285 avenue Marcel Paul, 83500 La Seyne-sur-Mer — +33 9 52 51 00 63.